LISAA, le design & la mort

PARTENARIAT 2023-2024

L’école de LISAA et la coopérative funéraire de Rennes, voilà un partenariat qui a tenu toute ses promesses. Et nous sommes vraiment contents de pouvoir vous offrir le fruit des recherches qu’ont mené l’ensemble des étudiant·es de cette école.
Il y a tout d’abord eu un travail d’une semaine pour les étudiant·es de 1e et 2e année, le Workshop de la Mort.
Il y a eu un ensemble de cours et de création organisé lors des cours de Gaud de Briançon en Histoire de l’art sur les Vanités.
Il y a enfin 4 étudiant·e·s de 5e année qui auront travaillé pendant un an sur leur projet de fin d’étude avec comme question initiale : un festival de la mort ? entre design social, architecture et objet culturel explorez cette question.
L’ensemble de ces travaux sera exposé pendant les trois jours du festival.

Fabrice Clochard, responsable de l’encadrement de ce projet, interviendra aussi lors de la conférence OBJETS, espaces de mémoire, le vendredi 20 à 17h.

Tanys Farghadani d’après l’œuvre de Jim Skull

Léna Gallais “Coca-Cola Cans
référence : Andy Warhol & pop art

Charlotte Marbancher “Mort légère”
référence : René Magritte, « Les Amants »

Jade Crepin “Dame Fatuité
référence : Gavin Worth « And light fell on her face through heavy darkness »

Mélissande TANGUY “Charme Mortel
référence : Sheila Hicks

Quand il s’agit de concilier une vaste chronologie artistique, l’envie de réaliser une production plastique dans le cadre du cours d’Histoire de l’Art et l’espace-temps d’un semestre, le thème de la Vanité s’impose naturellement en tant que fil conducteur. À travers le tableau des Ambassadeurs de Holbein, puis des représentations de la Mort dans des contextes historiques ou des approches plastiques très divers, nous abordions un thème universel auquel l’entrée dans le monde adulte donne une résonance particulière, à une époque où il est peut-être plus difficile de trouver des repères, où l’iconographie de la mort est à la mode.
Ce travail n’a pas été produit dans un cours de production plastique mais en histoire des arts prépa avec comme objectif d’analyser des travaux d’artistes et de les adapter sous forme de vanités. 

photo : Sklérijenn Havouis

photo : Rémy Trandir

photo : Rémy Trandir

Des designers en devenir ont fait confiance aux encadrant·es de LISAA et du Festival de la Mort pour les emmener dans ce sujet délicat. Ielles ont accepté et accueilli la rencontre, aussi entre elles et eux.
Nous espérions de belles surprises.
Les étudiant·es nous ont bousculés, bouleversés, étonnés par leur sensibilité et maturité.
Nous nous sentons privilégié·es et reconnaissant·es de les avoir accompagné·es dans ce sujet de la mort et donc de la vie.
Aborder ce sujet à 4 inconnu·es dans un délai aussi court et intense a produit des merveilles.
Écoute, échanges, débats, partage de ressentis personnels, réflexions intimes.
Nous admirons leur pouvoir créatif, leur capacité « malgré » leur jeunesse, à trouver le verrou à faire sauter pour proposer une multitude d’ouvertures. La/leur place de designer est bien là.
Nous le voyons aussi au sein de la coopérative funéraire, ce sujet est incroyablement vaste. Les étudiant·es l’ont justement très bien exploré puis interprété, en l’abordant par des sensibilités différentes (poésie, humour, étrange, radicalité, douceur…) puis en l’appliquant à des contextes variés (architecture, installation, mobilier, objet, événement, expérience, jeux, narrations…).
Ces jeunes designers font comprendre et montrent qu’il y a une infinité de possibilités, de places, que notre société peut et doit prendre sur le sujet politique de la mort. Le processus qui a été accompli mériterait d’être expérimenté par tout le monde pour apaiser ses peurs et ses douleurs.
La mort/destruction et l’art/création étant intimement liés.
Nous avons vu toute la pertinence de laisser la parole à cette jeunesse qui s’est appropriée le sujet de façon très étonnante, jusqu’à parfois questionner des frontières sur lesquelles nous ne nous étions pas encore penchés.
Choisir un projet nous a donc semblé être une tâche impossible.
Au contraire, c’est l’ensemble de leur propositions qu’il faut retenir.
Merci et félicitations à tous·tes pour leur implication créative, généreuse et sincère.

photo : Lucie Messager

Le festival Les Mortels offre aux professionnels du funéraire une occasion unique de se rencontrer, d’échanger et de présenter des pratiques funéraires innovantes. Cette édition met en lumière l’humusation, une technique révolutionnaire transformant les corps en humus fertile, favorisant ainsi un retour naturel à la terre et un cycle de vie renouvelé.

Hypogée est un festival traitant de l’architecture des cimetières pour cette première édition. Installé à l’octroi de Châtillon, au 32 Rue de L’Alma, le festival a pour but de présenter les cimetières actuels et futurs dans le monde entier. Nous vous invitons autour de conférences, d’ateliers et d’expositions à en découvrir plus autour d’un sujet parfois tabou. Venez donc découvrir le festival du 20 au 27 septembre.

Les Mnémologies sont un colloque festif et workshop auquel les participants pourront, le temps d’une semaine, s’approprier des connaissances sur une thématique donnée afin de permettre une réinterprétation plus en adéquation avec nos volontés intimes et collectives. C’est dans cet esprit de non standardisation que les festivaliers exploreront de nouveaux chemins du souvenir sur la thématique de la mort. 

photo / Sklérijenn Havouis