Témoignages

« Un choc soudain, brutal. Un verdict définitif. Mon père est mort. De quoi ? on sait pas. Mort en pleine forme, en pleine création, en plein vol. Vivant et joyeux au téléphone, et mort l’heure d’après. Inenvisageable l’après-midi même. Mais c’est fait, c’est comme ça, c’est irrémédiable. Et immédiatement, là, maintenant, il faut décider.
Quelle pompe funèbre ? Et toute la suite des mille questions incroyables et oh combien urgentes. Une tornade. Un ouragan. Je plane à 10 mètres du sol. Je comprends tout, mais ne comprends rien. Rien. Rien du tout. Un ami me glisse, Tanguy, depuis janvier, il y a une coopérative funéraire. Un projet communautaire, d’éducation populaire. Ok. J’appelle. Isabelle nous reçoit. Elle explique. Au Québec, il y a 30 ans, le marché de la mort appartient à trois immenses boites capitalistes. Marché, concurrence, All Is business. Il se crée en résistance des coopératives, regroupant les familles, à but non lucratif, centrée sur l’accompagnement, la communauté. 30 ans plus tard, le business a disparu là-bas, l’intelligence, la coopération, la justesse a gagné. Les coopératives ont éradiqué le commerce insupportable. En France, il y a 3 coopératives, dont 2 viennent tout juste d’éclore ces mois-ci. Isabelle nous a accompagnée.

Et nous avons pu inventer la cérémonie qui nous convenait. Elle s’est occupé de tout, pour que nous puissions chercher la beauté. Et nous l’avons trouvée.

C’était beau. Nous avons récupéré nos symboles, nous avons choisis nos mots, nos codes, trouvé comment dire adieu, à notre manière. Les petits enfants ont vécu leur première cérémonie, ils ont dit : « Ça fait du bien. Nous sommes heureux de lui a voir dire en revoir comme ça. Merci. »
Tanguy

« Chère coopérative funéraire, Ainsi, le 11 janvier était ton anniversaire, alors, avec quelques jours de retard que tu nous pardonneras, nous te souhaitons un joyeux anniversaire, chère coopérative.
Je veux également témoigner de notre parcours commun, il y aura bientôt un an, le 8 avril 2020 ou plus exactement le 9 avril, le lendemain du départ de Xavier, mon compagnon de vie et de l’instant présent, et le papa de Soizic, sa fille adorée.
Eh oui, nous nous sommes rencontrés dans d’effroyables circonstances.
Ce chemin parcouru, en pleine pandémie fut chaotique, difficile.

Difficile affectivement, notre chagrin est immense, chaotique car empreint de douleurs, d’espoirs vains de fin de confinement mais ce parcours fut aussi sécurisant et lumineux, fruit d’une belle rencontre avec Isabelle, ta présidente.

Le côté Formalités s’est fait en douceur et pas à pas.
Mes amies, mes sœurs m’entraînaient en balade autour de la maison, confinement oblige ! et donc à proximité de tes locaux.
Nous nous arrêtions fréquemment, à mon initiative, à tes bureaux, pour dire bonjour, poser quelques questions, fignoler une démarche. Au final, bien souvent des prétextes pour ne pas perdre le fil et recevoir toujours cette bienveillante attention et ce soutien. L’accueil fait de disponibilité immédiate et de sourires était un baume sur notre souffrance.
Un voisin a vécu, dans cette période, la même épreuve. Depuis, nous avons échangé quelques mots et je sais qu’un lien commun nous relie, tissé du deuil mais aussi de cette démarche auprès de toi.
10 mois, il est trop tôt pour parler sereinement de cette, si cruelle, épreuve.
Soizic et moi cheminons, tombons, nous relevons grâce à des bras chaleureux, amicaux et affectueux qui se tendent vers nous. Nous faisons l’apprentissage de la résilience.
Chère coopérative, même si nous ne nous voyons plus très souvent, tu es là, sentinelle présente sur ce chemin.
Une profonde gratitude (j’ai vérifié la définition dans le dictionnaire !!!) à Isabelle et à toute l’équipe de la coopérative, un grand Merci.
 » Véronique

LE TÉMOIGNAGE DE PAULINE

« Chère coopérative,
Mon témoignage ne sera pas très long car Véronique a décrit parfaitement ce que nous avons ressenti.
Juste vous remercier, tout spécialement Isabelle, qui a été très présente à tout moment.
Nous étions en pleine pandémie lorsque mon papa, que j’aime tant, a décidé de faire son plus grand voyage, le 8 avril.
Vivant en Espagne, il m’ a donc été impossible de voyager car toutes les frontières étaient infranchissables. Dès le début, Isabelle s’est mise en contact avec moi pour me demander et m’expliquer toutes les démarches à suivre.
Grâce à la coopérative funéraire j’ai pu être présente, virtuellement, aux funérailles de mon papa.
3 mois plus tard, lorsque les frontières se sont enfin ouvertes, nous avons pu organiser une cérémonie pour que toutes les personnes qui n’avaient pas pu être là aux premières funérailles, puissent lui dire au revoir et enfin pouvoir l’enterrer.

Au salon de la coopérative nous avons terminé l’organisation de cette belle cérémonie ou nous avons pleuré et nous avons ri.

Un grand merci à la coopérative, grâce à elle, j’ai pu être présente à tout moment malgré la distance, merci pour l’accueil à mon arrivée à Rennes, merci pour votre patience, compréhension, merci pour votre humanité et merci pour avoir fait que cette dure épreuve soit un peu plus facile a vivre. Chaleureusement. »
Soizic

« Quand j’ai pris connaissance de la création de la Coopérative funéraire de Rennes, j’ai été intriguée par la démarche, aussi je suis allée faire ma curieuse pour en savoir plus et j’ai tout de suite adhéré à l’idée. Cela sans penser que j’y ferai appel si vite, pour les obsèques de mon père. C’est la première fois que je me retrouvais confrontée à l’organisation de funérailles. L’accompagnement de la coopérative funéraire nous a été très précieux. Accueil chaleureux et sincère, respect, écoute, douceur et bienveillance nous ont fait le plus grand bien pour surmonter cette épreuve. En plus de ses qualités humaines, l’équipe de la coopérative nous a très bien conseillés et a tout orchestré afin de rendre un bel hommage à mon père. Avec la coopérative, pas de tabou, nous avons été écoutés et rassurés quant à nos choix pour papa. Je souhaite vivement que la Coopérative funéraire grandisse.

J’en parle beaucoup autour de moi pour que les gens sachent qu’il y a une autre façon de préparer des obsèques dignes et respectueuses de toutes et tous. »

Sophie

« Pourquoi, en ce qui me concerne, j’ai eu envie de rejoindre votre Coopérative ? Ce qui me parlait avant tout était la prédominance de l’humain sur le capital, en somme l’esprit coopératif. »

« Voilà donc de mes trois fils, leurs contributions que je partage largement…

Pourquoi, en ce qui me concerne, j’ai eu envie de rejoindre votre Coopérative ? Dès l’annonce dans la presse de l’implantation de votre structure, je m’y suis intéressé et j’ai regretté de ne pouvoir assister à l’inauguration qui avait lieu à la Maison de Quartier.
Ce qui me parlait avant tout était la prédominance de l’humain sur le capital, en somme l’esprit coopératif.
Je partage fortement cette pensée puisque j’ai été à l’initiative de la création éventuelle d’une Scop. En 1985, lors de la fermeture de l’atelier d’ébénisterie d’art où je secondais l’entrepreneur sur les plans administratif et commercial, j’ai proposé à 6/7 compagnons ébénistes de se lancer en Scop. Nous nous sommes réunis à plusieurs reprises et finalement cette perspective n’a pas vu le jour… Aucun regret puisque ce secteur a été et est toujours sérieusement touché. »
Michel

« Maman est partie… Et je n’étais absolument pas préparé à l’accompagner. La première rencontre avec Isabelle, dans ce lieu si improbable à priori qu’est la coopérative funéraire, a vraiment été une étape importante. La mémoire de maman et la prise en compte très humaine de ceux qui restent… ont vraiment été au cœur de nos paroles partagées avec une grande intelligence.

Ce lieu qu’est la coopérative prenait ainsi très vite tout son sens. Nous avons été tous vraiment très touchés de cet accompagnement tout au long de notre processus de deuil.

Je redoutais par exemple ce moment où j’allais m’adresser à maman, au cimetière, en lisant ce texte que j’avais écrit pour elle. Ne sachant pas si j’allais être capable ne serait-ce que de commencer à le lire. Je sais que j’y suis parvenu parce que tout était réuni pour le faire.
Cette atmosphère installée tout au long de la cérémonie permettait à chacun de prendre, de libérer sa parole.
Merci à Isabelle et à son équipe d’avoir permis tout cela. Merci à eux d’avoir été un réel soutien pour mon papa qui a été extrêmement sensible et touché par tout ce qui a été fait pour maman.
Jean (St Gilles)

« Dans ces moments douloureux, j’ai ressenti de la part de la Coopérative une écoute et un accompagnement personnalisés.

Leurs propositions et conseils furent nombreux pour préparer et vivre humainement le moment de la séparation,

pour oser s’y exprimer en texte ou en musique afin de ne pas avoir de regrets, ou encore se retrouver dans un lieu chaleureux après les obsèques, toute une philosophie…
Grand merci à la coopérative funéraire de Rennes !
« 
Hervé (St Grégoire)

« Lors du décès de ma maman, Mme Georges m’a appelé et proposé que nous puissions assister aux différentes cérémonies des obsèques par vidéo, ce qui n’était pas encore commun pour la coopérative. C’était pour mes filles et moi la seule façon d’y assister puisque nous ne pouvions venir sur place avec les 6000 km qui nous séparaient et la pandémie en cours. J’ai énormément apprécié l’initiative et le dévouement de Mme Georges et du cameraman pour que, malgré les difficultés techniques et de déplacements sur les lieux, nous puissions être présents et rendre un dernier hommage à Denise. Sans leurs efforts, cela n’aurait tout simplement pas été possible. Mille fois merci! « 
François (Montréal)

« Mille fois merci! »

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