*Thérèse GERNIGON née SPYCHAŁOWICZ*

Née le 27 janvier 1942 à Nice

Décédée le 17 janvier 2026 à Rennes

 

 

 

La cérémonie religieuse sera célébrée samedi 31 janvier 2026, à 14h, en l’église de Chavagne, suivie du dépôt de l’urne au cimetière de Saint-Pern.

Au cimetière chacun peut amener ou un peu de terre de son jardin, ou du sable, un coquillage, un petit galet qui accompagneront maman.

L’équipe de la coopérative est à votre disposition pour toute demande d’informations complémentaires au 07 63 63 55 25.

 

Thérèse Gernigon a été enseignante-chercheuse à la Faculté des Sciences Biologiques de l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediène (USTHB).

Elle a consacré une grande partie de sa vie à l’enseignement universitaire et à la recherche scientifique, en particulier dans les domaines de la biologie animale, de l’histologie et de la reproduction des vertébrés, contribuant de manière significative à l’avancement des connaissances biologiques dans des contextes aussi bien fondamentaux qu’appliqués.
Elle a été l’une des fondatrices du tronc commun de biologie dans sa nouvelle version et a contribué à la formation de nombreuses et nombreux enseignant(e)s.
Au cours de sa carrière, Thérèse Gernigon a dirigé et participé à de nombreux travaux de recherche interdisciplinaire, explorant notamment les fonctions reproductives et les aspects histophysiologiques chez des modèles animaux adaptés aux milieux désertiques et arides. Elle a publié plus de 80 articles scientifiques et collaboré avec des chercheurs de plusieurs pays sur des sujets pointus comme l’immunohistochimie, la biologie de la reproduction et les cycles saisonniers physiologiques chez différentes espèces animales.
Elle est également co-auteure de manuels et d’ouvrages scientifiques utilisés dans la formation des étudiants en biologie, tels que des ouvrages d’embryologie humaine et d’histologie générale, reflet de son engagement profond pour la transmission des savoirs.
Au-delà de ses activités académiques, Thérèse Gernigon s’est impliquée dans des initiatives pédagogiques et associatives visant à promouvoir l’éducation scientifique et à rapprocher la recherche universitaire des enjeux de terrain.

Mémoire du cœur… à ma mère scientifique, Pr. Thérèse GERNIGON

Il existe des enseignants qui transmettent un savoir.
Et puis il existe des êtres d’exception qui font naître des vocations, forgent des consciences et tracent des destinées.

Pr. Thérèse GERNIGON n’était pas seulement ma directrice de thèse de magister et de doctorat. Elle était l’équivalent d’une mère … et pas n’importe laquelle : ma mère scientifique. Sans elle, je ne serais pas aujourd’hui Professeur. Sans elle, je ne serais ni le chercheur ni l’homme que je suis devenu.

Je la revois durant mes années de formation : les cours de quatrième année d’embryologie expérimentale, d’une rigueur remarquable ; les enseignements exigeants sur les biomembranes en magister ; le cours d’Assistance Médicale à la Procréation, où la science la plus pointue s’accompagnait toujours d’une profonde humanité. Chaque cours était une construction intellectuelle.
Chaque échange, une transmission de valeurs.

Je n’oublierai jamais son accompagnement à Béni Abbès, lors de ma toute première mission de recherche à la rencontre de Psammomys obesus. Elle n’était pas une encadrante distante : elle était présente sur le terrain, dans le désert, dans l’expérimentation, dans l’observation patiente et dans le conseil précis. Elle m’a appris l’expérimentation, la responsabilité et conscience éthique.

Elle portait un respect profond et sincère pour les chercheurs qui consacrent leur vie à l’étude des zones arides, de l’environnement et des équilibres fragiles, souvent négligés. Pour elle, ces travaux n’étaient ni marginaux ni secondaires : ils étaient essentiels, car ils touchaient à la survie, à la dignité et à l’avenir des territoires et des populations.

À Béni Abbès, elle accordait autant d’importance aux données scientifiques qu’aux discussions avec les habitants, aux échanges simples et vrais avec les gens du désert, avec les chasseurs, parmi lesquels Hadj Boujemma Bouzidi, qu’elle respectait profondément pour leur connaissance du terrain, leur sagesse empirique et leur sens de l’équilibre entre l’homme et la nature. Elle savait écouter, apprendre, comprendre. La science, pour elle, ne se construisait jamais contre les hommes, mais avec eux.

Elle appréciait toute démarche orientée vers la paix, le dialogue et la fraternité. Elle croyait aux ponts plutôt qu’aux murs, à la coopération plutôt qu’à la confrontation. Cette vision traversait aussi bien sa manière de faire de la recherche que sa manière d’être au monde.

Elle fit preuve d’une lucidité et d’une détermination remarquables lorsqu’elle insista pour que mon doctorat se fasse en cotutelle internationale, convaincue que l’excellence scientifique exige ouverture et confrontation des écoles. C’est elle qui a voulu, défendu et rendu possible la cotutelle avec le Pr. Jean-Marie Exbrayat. Ce choix structurant a profondément marqué mon parcours et ma conception de la recherche.

Je me souviens également de la confiance qu’elle m’accorda en m’envoyant en formation en Tunisie, à Sidi Thabet, chez le Pr. Ouajdi Souilem. Elle savait ouvrir des horizons et pousser ses étudiants au-delà de leurs propres limites.

Je me souviens de mes soutenances de magister et de doctorat, de sa présence discrète mais rassurante, de son regard fier sans jamais être ostentatoire. Je me souviens de nos rencontres en post-doctorat, où le lien avait gagné en maturité sans rien perdre de sa profondeur humaine.

Pr. Gernigon était une école à elle seule : école du dévouement, de la persévérance, de la patience et de l’amour du travail bien fait. Elle croyait au travail d’équipe, à l’intérêt commun, à la transparence absolue dans la gestion, à la modestie malgré les prix, les distinctions et les réussites. Sa joie était entière lorsqu’une avancée concernait l’équipe ; jamais individuelle, toujours collective.

Le Sahara et Béni Abbès occupaient une place sacrée dans son cœur. Les habitants de Béni Abbès n’étaient pas de simples partenaires de terrain : ils étaient des membres de sa famille. Elle n’a jamais oublié leur hospitalité, leur bonté et leur fraternité. Elle évoquait souvent ce jour où, tombée en panne avec son mari à des centaines de kilomètres, des habitants sont venus les chercher et les dépanner, sans rien demander en retour. Pour elle, c’était cela l’Algérie : la fraternité authentique.

Elle était parfois plus algérienne que certains Algériens, par son amour du pays, par son respect profond des gens, par son engagement total au service de la science, de l’environnement et de l’humain. Son dévouement, son sens du collectif et son éthique constituaient sa véritable devise.

Aujourd’hui, les mots restent insuffisants. Je suis profondément touché, habité par un chagrin qui ressemble à celui d’un enfant qui perd sa mère. Une mère qui n’a pas donné la vie biologique, mais une vie en sciences biologiques, une direction, une exigence, une vision et une âme scientifique.

Il demeure pourtant une promesse.
Une promesse silencieuse, mais inébranlable : servir notre pays, servir la science et servir l’humain, quelles que soient les circonstances, comme elle nous l’a appris.

Reposez en paix, chère Professeure.
Votre héritage est vivant, et il nous oblige.

Rafik Menad

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Espace publications des messages de sympathie

  1. laurent gernigon

    j'ai le cœur brisé par la perte de ma plus chére amie,avec qui j'ai travaillé pendant quarante ans dans le respect et l'affection. Même aprés ma retraite, nous sommes restées en contact jusqu'a son dernier souffle. L'annance de sa mort m'a foudryée.Je l'attendrais a l'aéroport,comme toujours,mais le destin en décide autrement . Elle laisse un immense vide dans ma vie.Adieu,mon amie.

    chettouh mohamed /

  2. Les enfants de Thérèse, les GERNIGON

    Chers Laurent, Karim et Meriem Je suis de tout coeur dans cette période difficile. Voir partir une maman et puis quelle maman vous aviez! c'est dur. Mais je sais que vous êtes bien entourés pour traverser cette période, l'amour et l'amitié vous aideront. Et sont indispensables dans ces épreuves. Votre maman sera toujours auprès de vous, vous vous arrêterez , retournerez lors de réflexions, de décisions et tout simplement des moments de bonheur que vous connaîtrez et elle sera là pour les vivre avec vous Et c'est pour cela que je vous partage un texte qui me fait du bien quand je pense à maman déjà partie, Elles étaient amies ... elles vont se retrouver L’ AMOUR NE DISPARAÎT JAMAIS La mort n’est rien. Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté. Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, Nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné. Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Souriez, pensez à moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été. La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de votre pensée, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je vous attends, je ne suis pas loin, Juste de l’autre côté du chemin. Vous voyez, tout est bien. Saint Augustin

    Malika KECHICH au nom de la famille KECHICH /

  3. Famille de Thérèse et Jean

    Très unie à vous tous. Je partage votre peine et, encore plus, votre reconnaissance pour Thérèse. Je vous embrasse avec amitié. Piluca

    Piluca /

Suggestions de fleuristes En accord avec la sensibilité de la Coopérative Funéraire de Rennes

La coopérative funéraire de Rennes ne vend pas de fleurs et n’est liée à aucun fleuriste. En revanche, en résonance avec l’esprit de la coopérative, nous sommes sensibles aux démarches des fleuristes qui privilégient les fleurs locales et de saison. Nous rappelons également que les bouquets champêtres ou confectionnés à partir de fleurs de votre jardin sont magnifiques et emplis de sens.
Nous avons identifié des fleuristes sur Rennes qui travaillent avec des fleurs locales et de saison. Si vous en connaissez d’autres, qui défendent cette approche, n’hésitez pas  à nous les signaler, nous les mentionnerons sur notre site.

CŒUR D’ARTICHAUT

Bertille a cette particularité de ne pas avoir de magasin mais un atelier. Bertille recueille vos souhaits et votre budget par téléphone, confectionne le bouquet et livre les fleurs sur le lieu de la cérémonie.
06 42 62 85 96
rennes.coeurdartichaut@gmail.com
https://www.instagram.com/coeurdartichaut_atelierfloral/

LES HERBES FOLLES

Françoise Martin
8 la Gainchais
35580 Saint Senoux
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