*Hacina COUTANT née HASSANE*
Née le 24 février 1969 à Bondy
Décédée le 6 septembre 2026 à Rennes
Née le 24 février 1969 à Bondy
Décédée le 6 septembre 2026 à Rennes
La cérémonie de ses obsèques aura lieu le 11 septembre 2026 à 14h30 à la salle de recueillement du cimetière Nord à Rennes.
L’inhumation aura lieu à la suite de la cérémonie.
L’équipe de la coopérative est à votre disposition pour toute demande d’informations complémentaires au 07 63 63 55 25.
Pour Nana ,
florilège de correspondance : Albert Camus – Maria casarés 1949 -1959
C’est à croire que nous sommes né ensemble et que tu es partout ou j’ai été.
Tu es entré par hasard dans une vie dont dont je n’étais pas fière, et ce jour là quelque chose a changé.
J’ai mieux respiré, j’ai détesté moins de choses.
Avant toi, hors de toi, je n’adhérais à rien, avec toi j’ai appris à vivre, ta force m’a submergé.
C’est pour cela qu’il s’est mêlé à mon amour une immense gratitude.
Les hommes ne savent jamais comment il faut aimer, tout ce qu’ils savent c’est rêver, tandis que nous nous savions qu’il fallait nous dépêcher de vivre et d’aimer.
Nous avions cette sécurité profonde qu’il nous suffisait de nous voir de nous parler, de penser l’un à l’autre pour que la beauté éclate en nous, entre nous.
Dans cette longue promenade démente, tu m’as toujours manqué au sommet de la nostalgie, de la solitude, d’un amour avide.
Je commençais à désespérer et a me demander si ces jours de bonheurs que nous avons vécu ensemble avaient vraiment existé et si d’autres viendraient encore.
On s’épuise à remâcher le redoublement du malheur, à calculer un avenir qui fuit.
Mais oui, quelque chose de plus profond de plus grave et de plus véritable que mon imagination usée m’ont retenue à toi, à nous, à moi même, la force de ton amour.
Tu m’as manqué aussi dans les matins, dans les promenades, les spectacles et les menus, les visages de la rue et la chaîne vivante des petits soucis et des petites joies.
Un jour sans toi est un jour qui n’en finit plus, une ville sans jardin, une terre sans ciel.
J’ai retenu à grand peine un flot d’amour, de douloureuse tendresse, pour ne pas pleurer à sa vue.
Lorsque tu disparaît enfin, j’ai disparu avec toi.
Je ne sais pire souffrance que celle qui s’efforce en vain de recréer des traits chers et disparus.
Par quel miracle dois-je t’aimer d’avantage à mesure que ton image s’éloigne de mon souvenir ?
Mais le silence commence à se faire en moi.
Je suis absent, pour le moment je ne fais qu’enchaîner les heures et je me défends absolument de regarder en arrière ou en avant.
Mais, il faut mettre un terme à la saison des plaintes et se mettre à respirer.
Au milieu de cet hiver, j’ai découvert en moi un invincible été.
C’est la terre, la ciel, la mer, la respiration que tu as mis en moi,
c’est la vie même que je connais vraiment que depuis que tu es là en moi.
Si tu avais eu une seconde conscience de l’amour que je te porte, tu éclaterais d’orgueil et de joie.
Alors nous allons vivre pour célébrer ton terrible amour du monde, de la vie.
Cette vie m’a rendu heureux car j’y ai trouvé ton amour.
Tu m’accompagneras comme une fiévreuse nostalgie.
Au fond de moi, je garderai naturellement la certitude de te retrouver.
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