DÉCOUVREZ LA FUTURE COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE RENNES

C’EST QUOI, AU JUSTE, UNE COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE ?

Pour en savoir davantage sur le contexte réglementaire dans lequel évolue le secteur funéraire vous pouvez consulter ce p’tit préambule réglementaire. À retenir le funéraire est une mission de service public … et oui !

La coopérative propose l’intégralité des services d’organisation des obsèques. La différence fondamentale réside dans la posture de la coopérative. La coopérative appartient aux citoyens et garantit une gestion désintéressée. Ses bénéfices seront réinvestis dans la coopérative et non pas redistribués à des actionnaires ou fonds de pensions. Le pouvoir est exercé démocratiquement par l’assemblée des membres.

À quel moment intervient la coopérative funéraire ?

  • en amont du décès, nous informons et sensibilisons les familles,
  • au moment du décès, nous écoutons, nous coordonnons, nous organisons les obsèques avec les familles,
  • après les obsèques, nous accompagnons les familles dans leurs démarches.

C’est un modèle d’entreprise très répandu au Québec qui a fait évoluer significativement les pratiques commerciales dans le secteur funéraire et dont la fédération québécoise a accompagné la création de la 1ère coopérative funéraire française à Nantes fin 2016. La coopérative funéraire de Nantes constitue un véritable partenaire du projet de Rennes. 

POURQUOI UN PROJET DE COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE A RENNES ?

La coopérative est devenue une nécessité.

Pour créer de nouveaux modèles avec les familles

Les efforts déployés par les acteurs du funéraire pour améliorer l’efficacité de leur service ont contribué à imposer un modèle standardisé. Si les apparats avaient beaucoup d’importance pour les familles autrefois, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le besoin de personnalisation des rites funéraires s’est accru.

Les nouveaux modèles  se traduisent également dans

  • la gestion désintéressé de la coopérative,
  • l’impossibilité pour une coopérative d’être racheté par un groupe du funéraire. Dans une ère de mouvement de concentration économique dans le secteur funéraire ce n’est pas inintéressant d’être inrachetable !  Cela a d’ailleurs été la force du mouvement coopératif au Québec.
  • les espaces de débat, de diffusion d’information proposé par les coopératives via les réunions d’information et les cafés mortels.

Pour créer une entreprise centrée sur le service

Pour dépasser les modèles standardisés, pour être à l’écoute des évolutions de notre société, il faut imaginer d’autres types d’entreprises funéraires…

Les entreprises de pompes funèbres créent de la valeur sur la vente de produits  du fait de leur modèle économique.

La coopérative va elle centrer sa valeur autour du service à la personne, l’accompagnement, l’organisation de la cérémonie. C’est un véritable changement de paradigme rendu possible par une gestion désintéressée.

Pour penser écologie, économie circulaire et locale dans le funéraire

Nous voulons que les valeurs qui aujourd’hui priment dans nos univers liés à notre consommation, puissent être appliquées au funéraire.

Oui le funéraire pourrait être plus écologique,

Oui il est possible de mutualiser des outils, des emplois,

Oui nous avons le droit d’avoir le choix entre un grand groupe affilié à des fonds de pensions, une franchise indépendante et une coopérative.

ET QUI DONC EST DERRIÈRE CE PROJET ?

Une initiatrice

Au tout départ du projet, c’est une femme Isabelle Georges. Elle a croisé au Québec la route des coopératives funéraires en 2011 avec une délégation rennaise de dirigeants qui venaient y découvrir les belles réalisations de coopératives.

Les années passent dans ses fonctions de directrice de groupement d’employeurs et en 2015 elle « vit » le décès d’un proche. Le souvenir de la présentation de la coopérative funéraire resurgit. Isabelle décide d’aller travailler dans la coopérative funéraire de Québec. De retour en France en septembre 2017, elle ramène une énergie et une envie de transposer le modèle en France. Isabelle se forme au funéraire. Diplômes en poche, elle pose sa candidature auprès de l’incubateur Tag 35 dédié à l’accompagnement des coopératives.

Elle croit depuis toujours en la force de la coopération y dans le secteur funéraire.  Elle se rapproche de la coopérative funéraire française de Nantes et rassemble l’été 2018 un collectif composé de 15 personnes et structures.

Isabelle Georges porte haut les couleurs de l’Economie Sociale et Solidaire.

Un comité d’effervescence

15 membres fondatrices (-teurs) se sont réunis autour d’une raison d’être  :  créer une coopérative funéraire à Rennes.

Un comité des possibles

Invités par la coopérative,  des partenaires financiers et institutionnels accompagnent  la préfiguration du projet pour accompagner la mise en place du projet.  Le Conseil Départemental, Rennes Métropole, Bretagne Active soutiennent la phase de préfiguration.

Des modèles

Au Québec les coopératives sont parvenues à se hisser sur la 1ère marche des acteurs du funéraire en faisant évoluer les pratiques, les tarifs. Les coopératives funéraires du Québec et la coopérative de Nantes sont des modèles qui nous inspirent et qui nous donnent à voir que cela est possible.

OÙ SERA-T-ELLE INSTALLÉE CETTE COOPÉRATIVE ?

Nous nous inscrivons sur le territoire de la métropole rennaise car nous sommes convaincus que ce territoire est propice au faire ensemble.

Nous serons des acteurs impliqués dans la cité. Nous favoriserons les démarches liées à l’écologie et l’économie circulaire.

Nous travaillerons et mutualiserons avec les acteurs locaux.

ET C’EST POUR QUAND ??

Il y a d’abord la recherche de locaux. On imagine un lieu qui soit proche des axes de transports urbains. Un lieu qui résonne accessibilité, accueil, chaleur, réseaux, respect environnement, économie circulaire,  handicap et chantier participatif.

Il y a aussi les statuts. Ils doivent être déposés en Juillet 2019.

Il y a la recherche de partenaires financiers .

Il y a les souscriptions pour les futurs membres. Les demandes pourront commencer en Juillet 2019

Il y a l’installation des locaux fin août – début septembre.

L’ouverture se fera dernier trimestre 2019